À l’occasion de la Journée mondiale de l’océan, le 8 juin, le Fonds Jacques Martel a soutenu une opération de collecte de déchets sur les berges de la Frayère à Cannes, organisée par le Conseil Scientifique des Iles de Lérins (CSIL) et menée par les collaborateurs de la société Aromatech.
Cette matinée a aussi été l’occasion de mieux comprendre les mécanismes de la pollution marine et les enjeux qui y sont associés.
Un constat pour commencer : près de 80 % des déchets retrouvés en mer proviennent des terres et transitent par les cours d’eau. Agir sur les rivières, c’est donc agir directement pour la préservation des océans.
Il faut savoir que les macro-déchets visibles sur les berges ou sur le littoral ne représentent en réalité que la partie émergée de l’iceberg et chaque déchet collecté avant qu’il n’atteigne la mer contribue à limiter une pollution dont les conséquences s’accumulent au fil du temps.
Le plastique, en particulier, ne disparaît jamais totalement. Sous l’effet du soleil, du vent et des frottements, il se fragmente progressivement en particules de plus en plus petites ; on parle de microplastiques puis de nanoparticules. Certaines deviennent si fines qu’elles ne peuvent plus être séparées de l’eau. Ces nanoparticules sont alors ingérées par de nombreux organismes marins incapables de les filtrer. Ce phénomène alimente les processus de bioaccumulation et de bioamplification : les particules et substances associées remontent progressivement la chaîne alimentaire, avec des concentrations de plus en plus importantes chez les prédateurs situés au sommet de celle-ci.
Ces enjeux sont particulièrement sensibles en Méditerranée. Or, bien qu’elle ne représente qu’environ 1 % de la surface océanique mondiale, elle abrite près de 10 % de la biodiversité marine connue, dont de nombreuses espèces endémiques comme la posidonie. Avec près de 500 millions d’habitants vivant sur ses rives, les pressions exercées sur cet écosystème exceptionnel sont très fortes.
Après une heure de collecte, les sacs se sont rapidement remplis et les participants ont pu constater l’ampleur d’une pollution pourtant peu visible au premier regard. Emballages, morceaux de verre, mégots de cigarettes, pneus, filets de pêche, tuyaux d’arrosage, bonbonnes en tous genres… du plus petit fragment de plastique à des objets beaucoup plus volumineux, la diversité des déchets collectés rappelle combien les milieux naturels restent exposés aux activités humaines.
La protection de l’océan est au cœur des missions du Fonds Jacques Martel. Chaque action de sensibilisation et de collecte contribue à mieux comprendre les enjeux liés à la pollution marine et à encourager des comportements plus respectueux de l’environnement.
Un grand merci aux équipes d’Aromatech et du CSIL pour leur engagement lors de cette matinée placée sous le signe de la sensibilisation et de l’action.

